26 Mars 1989. Jacarepagua. . .

L'agua au Jacare, c'est à dire le lac des Alligators en Brésilien.

Je me souviendrais toujours de ce dimanche, ou le matin, je suis aller faire un petit tour au bord du lac d'Annecy et j'ai rencontrer Jean Sage.

À 17h 45, j'étais devant mon écran télé avec la TSR, chrono, tour par tour, commande magnéto devant moi.  Très ancieux comme à l'habitude, car durant tout le week-end, et à chaque séance d'essais aussi bien Gerhart Berger que Nigel Mansell ont casser des boites de vitesse. Et le matin même lors du warm-up idem.

Cette saison qui débutait voyait le retour des moteurs atmosphérique de 3,5 L de cylindré, avec des moteurs 10 cyl chez Mc Laren, avec Honda et chez Renault. Mais la grande nouveauté se situait chez Ferrari, non pas par le retour au 12 cyl, mais avec une boite de vitesse révolutionnaire, une boite electro-magnétique, avec commandes au volant. Deux petits leviers étaient placés derrière les branches de ce dernier, à droite pour monter les rapport à gauche pour les descendre. Ce systeme avait deux gros avantages, le pilote ne quittait plus les mains du volant, et le passage des vitesses se faisait au millième de seconde.

Durant tout l'été précédent, aussi bien les pilotes officiels que les pilotes d'essais de la Scuderia avaient cassé des dizaines et des dizaines de boites de vitesse.

Sur la grille, Berger et Mansell, (au volant de leurs 640-F1/89) étaient 3em et 6em. Berger prit un superbe départ, et se retrouva entre Senna/Mc Laren à l'interieur, et Patrese/Williams  à l'exterieur. Au premier freinage, et comme souvent cela arrive, quand trois pilotes convoitent la même portion de piste. . . c'était l'accrochage entre Senna et Berger.

1989_Jacarepagua_F1_89_640_Berger

 

Il ne restait déjà plus qu'une seule Ferrari en piste, celle de Nigel Mansell, qui débutait au sein de sa nouvelle équipe. Mansell, dernier pilote à avoir été engagé par Enzo Ferrari, lors de l'été précédent. Petit à petit le Britanique se fit sa place en remontant un à un ses adversaires, pour, à la surprise générale, remporter le Grand Prix de Brésil. . . En changeant son volant à mi course, peu après avoir changé ses pneumatiques. Une image folle, ou Mansell arrive en catastrophe à son box, en faisant de grands signes pour qu'on lui change son volant, avec tout ce que cela comportait avec les branchement de boite.

 

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1989_Jacarepagua_Fiorio_victoire

 

1989_Jacarepagua_Mansell_podium

 




1989 GP du Bresil à  Jacarepagua - 26 - 3      
1er Mansell / Ferrari   F1/89     "109"     306,891 km 1h 38’58’’744
2em Prost / Mc Laren 7"809   186,034 km/h
3em Gugelmin / March 9"    
4em Herbert / Benetton 10"    
5em Warwick / Arrows 18"    
6em Nannini / Benetton 18"   dév 5,031 km
P-P Senna / Mc Laren   -  1’25’’302   à 212,323 km/h
M-T Patrese / Williams  -  1’32’’507   à 195,786 km/h
leaders  Mansell - Patrese - Prost      

 

ab:




Gerhart Berger F1/89-640 108 n° 28

 

 

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